Mécanisme Conjoint de Vérification: La petite «solution» de la CIRGL

En vert, les 11 pays membres de la CIRGL

En attendant l’hypothétique déploiement d’une «force internationale neutre» d’ici trois mois, il a été lancé à Goma ce 14 septembre le Mécanisme Conjoint de Vérification(MCV) de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs(CIRGL) tel que décidé lors du dernier sommet de Kampala(8/08).

Contrairement au précédent MCV(activé le 12/05 à Gisenyi) qui ne comprenait que la présence d’officiers rwandais et congolais(RDC), le présent mécanisme intègre en son sein les membres des 11 pays de la CIRGL¹. Vingt-quatre officiers en feront partie, soit 2 par pays. La RDC et le Rwanda auront un expert de plus.

Le principal objectif du MCV est de vérifier l’étanchéité de la frontière commune entre la RDC et le Rwanda. Ce dernier est accusé par Kinshasa de soutenir les rebelles du M23 dont le territoire rwandais servirait aussi de base arrière. Le MCV devra en outre identifier les forces dites négatives qui sévissent dans la région(M23, FDLR, Maï-Maï, ….) et vérifier l’arrêt définitif des combats entre les deux principaux protagonistes, à savoir les FARDC et le M23.

Le mode de fonctionnement et la durée exacte du MCV n’ont pas été rendus publics vu la sensibilité des opérations à mener et l’incertitude des résultats . En somme,  les données collectées par ces officiers des renseignements seront gérées par le Joint Fusion Intelligence Center(JFIC) en fonction depuis juin 2012 à Goma(Nord-Kivu), qui devra en faire rapport au ministre de la défense ougandaise dont le pays préside actuellement la CIRGL. Le champs d’action couvrira sans doute le Nord et le Sud Kivu et probablement une partie de la Province Orientale, en l’occurrence l’Ituri.

De la bonne marche du MCV découleront les prochaines décisions de la CIRGL. Si dans les mois qui suivent il est constaté «une paix durable» ou plutôt une réelle cessation des conflits, il ne sera probablement plus nécessaire de déployer la «force neutre». Par contre, une reprise des hostilités dans la région obligerait la CIRGL à mettre en oeuvre cette force d’interposition avec pour but premier de désarmer tout les groupes qui sèment le chaos à l’Est du Congo, puis de rétablir la paix dans la région. Ce déploiement ravirait certainement le gouvernement de Kinshasa(contrairement à Kigali et Kampala) qui depuis le sommet d’Addis-Abeba(15/07) en a fait son cheval de bataille.

¹. Les pays de la CIRGL: RDC, Rwanda, Ouganda, Angola, Burundi, Centrafrique, Congo, Kenya, Soudan, Tanzanie et Zambie.

©WakatiYetu

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