Pourparlers de Kampala: La plénière affiche les divergences

Le ministre Tshibanda des Affaires Etrangères (RDC) et Réné Abandi chef de la délégation du M23 à Kampala, 17.9.2013 ©UgangaMediaCenter

Le ministre Tshibanda des Affaires Etrangères (RDC) et Réné Abandi chef de la délégation du M23 à Kampala, 17.9.2013 ©UgangaMediaCenter

9 jours après leur reprise, les pourparlers de Kampala entre le gouvernement de la RDC et le Mouvement du 23 mars (M23) ont connu une première plénière animée par le ministre de la défense ougandaise Kiyonga Crispus.

Le médiateur Kiyonga a souligné l’importance et la volonté des deux parties à conclure ces discussions qui durent depuis décembre 2012 et a présenté le résumé des consultations séparées qu’il a eu durant ces derniers jours avec les uns et les autres; amnistie, le problème des réfugiés, la réconciliation nationale et les problèmes de gouvernance ayant constitué le gros des préoccupations.

Cependant, le traitement de ces points et leurs détails ne sont pas interprétés de la même manière que l’on soit dans la délégation gouvernementale ou celle du mouvement rebelle. Amnistie sélective et intégration au cas par cas restent les seuls points sur lesquelles le gouvernement reste focalisé, tandis que du côté du M23, qui prétend ne pas être intéressé par la démarche gouvernementale, la question du retour des réfugiés qu’il lie au sort de l’autre faction rebelle (FDLR) s’avère prioritaire.

La médiation ougandaise qui veut mettre fin à ce dialogue de sourds d’ici le 22 septembre à mis sur la table les points nécessitant encore éclaircissements et traitements tout en espérant la participation active et volontaire des deux parties avant d’aboutir à un “compromis” définitif; une feuille de route qui comprend entre autres:

  • le sort des prisonniers de guerre,
  • l’avenir “politique” du M23,
  • la question des réfugiés, des déplacés de part et d’autre de la frontière et de biens et propriétés illégalement acquis,
  • les solutions pour installer une paix durable et définitive,
  • la mise en place d’enquêtes indépendantes pour établir les faits criminels dont les deux camps s’accusent,
  • le suivi et l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009 tel que revu et approuvé lors des précédentes plénières.

Si les sujets traitant de la gouvernance politique et économique ou du statut territorial des zones de conflits ont été soulevés, il est plus que probable qu’aucune suite n’y soit donnée lors de ces pourparlers, la partie gouvernementale ayant précisé que ces points dépendent exclusivement de la Constitution et de la souveraineté nationale.

La plénière du jour a permis de rapprocher les exigences d’un camps par rapport aux (in)disponibilités de l’autre, mais à ce stade, rien ne dit qu’il y aura un accord sur tout les points à débattre. 

@ImakiT

 

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